Samedi 31 octobre 2009
Il fait terriblement beau, dehors ; le vent agite les feuilles ensoleillées. La lumière éblouit les immeubles, qui ont l’air de plisser les yeux. Et mes doigts dégoulinent, toujours plus profond au fond de ma gorge. 
Peu importe l’heure du jour et de la nuit, il faut vomir. Il faut remplir, vider, salir, laver, utiliser, puis ranger. 
Puisque je suis incapable d’arrêter de manger, il faudra tout vomir, jusqu’à la plus infime fourchette de haricots verts. Dans mes toilettes, et dans les toilettes des autres –de tous les porcs qui me forceront à manger chez eux-, et dans les toilettes des cafés, des restaurants, du lycée ; dans la douche, dans les lavabos, dans ma poubelle, dans le sceau, les sacs en plastique. Je vais infecter chaque endroit où je passe, chaque endroit où je vais, le marquer comme au fer rouge du vêtement de ma souffrance, de mon dégoût, de ma révolte –l’inonder de mon vomi. Y éparpiller mes entrailles. Avec ce sourire jouissif et victorieux que mon pouvoir m’arrache à la fenêtre, quand je tiens d’une main tremblante une cigarette, quand mon cœur bat si vite que mon corps n’arrive pas à suivre, et quand je détiens en secret le contrôle sur mon corps.
Même si tout ça passe inaperçu. Moi, je saurai. Je saurai que mon vomi a parcouru leurs tuyaux, qu’il a souillé leurs petits intérieurs bourgeois, et le mien. Je saurai que je suis passée par là.

Je me dégoûte, me révulse ; je ne veux plus jamais regrossir de ma vie. C’était la dernière fois, et elle a très vite été étouffée. Pas que je me sois étranglée avec mon vomi –jamais de la vie. J’avais juste oublié, un peu, que c’était si facile. Une petite heure de remplissage contre dix à quinze minutes pour effacer la catastrophe.
Il reste encore quelques kilos, séquelles de ces jours d’abandon, mais je les ferai rapidement disparaître ; puisque les princesses ne vomissent pas, je suis une sorcière. Et les sorcières ont des pouvoirs magiques.
Je crois à la reconversion des sorcières en princesses. Mais pour le moment, je crois que je n’ai pas la force. Je suis encore toute collante et salie, et trop marquée par les habitudes boulimiques pour m’en défaire d’un coup. 

Vomir, encore et encore, l'angoisse qui me noue les tripes, à nouveau, deux, trois fois par jour. Cette angoisse inépuisable mais épuisante, générée par tout mouvement, toute pensée, toute considération involontaire de ce vide environnant, cette angoisse nourre sans cesse par les mots, les promesses, les échéances, les envies. Cette angoisse que me colle à la peau et que seul le vide dément qui occupe mon estomac pendant un quart d'heure après la crise parvient à apaiser.
Je crois que toutes les décisions que je prends sont vouées à l'échec; ne plus jamais vomir, et les toilettes, les lavabos, les sacs en plastique débordent. Ne plus jamais manger, et les placards se vident à une vitesse impressionnante. J'ai dû être confectionnée à l'envers.
Je devrais décider de grossir à l'infini, de peser 70 kg d'ici le 1er Décembre, de devenir sumo <3 OUI, c'est ma vocation.


A part ça, J. est enceinte et elle a eu la grippe A. Ca fait des bébés schizofrènes, ces choses là. :)


Par Lily
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Dimanche 18 octobre 2009

Moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, moi je connais une chanson qui énerve les gens, ...

 

 

 

Un estomac qui tiraille, un tee-shirt rigolo, un mouchoir, un tampon, un chat, une cigarette, un sourire, un autre sourire, trop de sourires, c'est louche; un estomac qui gargouille, un oeil arraché, une poupée ensanglantée.

 

"La grande brune avec une frange"; "Tu es sage."; "J'aime bien ta veste.", "T'as le nez tout rouge (c'est trop mignon)", "et elle se cache derrière ses cheveux", "t'as les yeux rouges", "t'es belle comme un coeur", "il faut trop que tu me LA présente", "bah pourquoi tu les mets ?", "j'ai envie de te raser la tête", "ça fait peur ta boucle d'oreille", "tu ressembles à... Sophie Marceau, Ocean Drive ou je ne sais quelle fille qui est toujours dans les clips, ou Mary Elizabeth Winstead". Je collecte les mots qui peuvent me donner quelques indices sur comment Ils me voient, les gens. Je me noie dans ma folie. Je vomis, et je vomis encore et encore, à l'infini, leur vie merdique, la mienne. Parfois aussi je ne vomis pas, et je souffre le martyr. Je ne fouillerai plus les messages de Papa. Je ne mangerai plus à m'en faire éclater l'estomac. Je ne ferai plus de bêtises. Non, c'était pour rire, parce que la vie serait terriblement ennuyeuse, sans tout ça. 

 

Et on pagaye, on pagaye. J'ai les yeux rouges et les pupilles troubles; c'était sympa. Je suis rentrée dans ma chambre, et puis ça sentait plus le vomi que quand je suis partie. Le sac s'est percé dans ma poubelle; et les autres sacs dans le plus grand sac dans lequel je les avais caché. J'ai les doigts gelés et du mal à me concentrer sur les touches, mes paupières sont lourdes. Pourtant j’étais mignonne, non, avec mon manteau de petite fille sage et mon béret de parisienne ? 

J'ai besoin d'un homme. Je suis trop ambitieuse, j'ai bien remarqué, que je les ennuie vite. Mais parfois je sais les attirer. Il suffirait que j'en déniche un beau, qui ait l'air de faire l'amour terriblement bien, que je m'assoie à côté de lui et que je lui dise que je le trouve très beau, je peux le prendre en photo ? Moi c'est J., mais tu peux m'appeler comme tu veux. La nuit je rêve que j'ai un ventre en forme de deux cacahuètes collées entre elles au niveau de mon nombril. Y'a du vomi partout dans ma chambre, des bateaux en papiers pendus au plafond et des vieux posters déchirés. Je veux mourir sous un RER, entre Châtelet et Champigny, je sais pas où exactement, ni quand.Et toi, tu t'appelles comment ?







Je veux perdre 10 kilos et m'acheter des bottes à talons. Et aussi... tellement d'autres choses.
Par Lily
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Mardi 29 septembre 2009
J'ai l'impression d'avoir fumé trois joints entre 6h et 6h30 ce matin. Mais non; je me shoote aux kleenex et au thermomètre cassé qui me JURE SUR LA TÊTE DE SA MÈRE que j'ai 35 de fièvre. J'ai le nez hyper embouteillé et les yeux brillants. Je crois que je suis malade. La grippe A-haha ? :) Ca me ferait tellement rire. 


J'ai une robe rose pâle et des converses toutes neuves que Papa m'a achetées; des chaussettes grises retroussées par dessus et j'ai gardé l'étiquette, qui se balance au rythme de mes pas. Je ne veux plus sortir de chez moi <3 J'aurais voulu voir L., mais comme toutes les autres fois, il a annulé. Cette fois il s'est confondu en excuses, mais qu'est ce que ça peut me foutre, qu'il soit désolé et qu'il m'aime; Enjoy. Ce sont des mots tellement faciles à dire. J'aurais voulu lui passer ma grippe. Et l'imaginer cloué au lit chez lui, comme moi demain, si ça va encore pire, comme je l'espère si fort... =) 
Je pensais qu'on aurait fait l'amour aujourd'hui. Mais non. 


J'ai découpé des gants, des culottes, des collants, des tee-shirt, des sacs, et je les ai recousus, c'était cool. J'ai pas finis, ce n'est pas encore assez joli, mais c'est fatiguant, quand même. J'y ai passé 2 heures entières. 


Je suis tellement exténuée que je crois que je n'arrive pas à savoir comment je vais. J'ai déjà envie de TUER mon père qui n'est rentré que ce matin de son putain de week end à Venise. 
Je me sens glacée de l'intérieur. Froide, comme si tout un tas de courants d'air parcouraient mes entrailles. Je devrais aller à l'atelier photo demain, mais ça me fait peur, elles me fontpeur avec leurs airs de coincées. Il ne me reste que 3 clopes jusqu'à demain. Et la prof est tellement belle, c'est incroyable; rousse, &... émouvante, à regarder. Mais seulement quand elle enlève ses lunettes d'artiste excentrique.

J'irais bien me coucher, maintenant, mais ma chambre est dans un tel bordel... Et ma vie aussi, là. Je devrais faire mes devoirs, devenir Dieu, ou juste le narrateur omniscient de ma vie, de LA vie, histoire de voir les gens, ce qu'ils pensent, comment ils vont. Remarque, je m'en fous.
Monsieur mon pêre. m'énerve. M'énerve. M'énerve. Avec sa putain d'imprimante. Il est obligé de taper dessus comme ça ? Et d'accuser Maman du non fonctionnement de cette connerie d'appareil ? BORDEL. Et qu'est ce que ça peut lui foutre, que je sois sur l'ordi ? J'ai mal au cou, à la tête, je peux plus respirer tellement mon nez est encombré, mais il s'en fout, ce qui est important, c'est que je suis encore sur l'ordi, depuis un quart d'heure.


J'aurais voulu faire l'amour avec L. Mais non.  


Ma grand-mère va se faire opérer. J'ai envie qu'on m'enferme, qu'on me protège. Sauvez-moi de cette immonde planète.

 
Par Lily
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Samedi 26 septembre 2009
Depuis quelques jours j'ai cette drôle d'envie qui me prend; prendre le RER, encore et encore, peu importe pour où. Je crois que j'aime bien ça, rester assise au milieu d'un bruit terrible, de gens bizarres, et bouger sous la terre, ramper, comme un ver de terre, comme Kirikou, et sortir dans un endroit tellement différent de celui duquel je suis partie. Surprise. Essayer toutes les stations, pour voir, toutes les sorties, pour s'amuser.

Je suis tellement triste, parfois. Tellement ennuyée, par ces habitudes vaines à mourir. J'en ai marre aussi, des crises à répétitions, des vomissements sans fin. J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais. Pourtant, non, je refuse de me résigner à cette horreur. Je me réveille tous les matins avec des douleurs bizarres aux muscles, on dirait des courbatures mais je fous rien, y'a pas de raisons. Je suis sûre que c'est lié aux vomissements; Et puis quel bordel. Je me dis que je manque de protéïnes, je pense que j'ai mangé un steak haché hier, puis je me souviens que je l'ai vomi. 

Tout ce bonheur qui m'explosait aux oreilles il y a un mois et demi a disparu; il s'est évanouit. C'est effrayant, quand même.


Furieuse envie d'écrire. De noircir des pages et des pages de mots, même s'ils sont vides, puisque de toutes façons tout est vide, maintenant. C'est un joli tourbillon de vanité dans lequel nous avons été entraînés. Ce n'est pas grave. Je vais continuer à être jolie, à ma façon, continuer à ignorer les mecs qui me tapotent le genou pour me faire remarquer qu'ils sont en train de me parler, je vais continuer à essayer de maigrir avec mon pathétisme de petite boulimique, continuer à écouter en boucle la BO de Pulp Fiction, et surtout la partie sur le Royal Cheese et LE Big Mac. Et quand je serai épuisée, quand j'en aurai vraiment marre, j'arrêterai tout, d'une façon où d'une autre. Ou alors je changerai, tout simplement.
Je me ferai un petit trou au dessus du nombril et j'engagerai une armée de petits nains qui y mettront des pailles multicolores pour boire tout ce que j'aurai avalé, que je n'aie plus jamais à m'enfoncer les doigts dans la gorge pour tout vomir.
Je me ferai implanter des écouteurs dans les oreilles pour faire cesser ce silence infernal qui me perce les tympans jour et nuit; et les liseuses de pensées du RER ne pourront plus rien entendre de ce qui me triture l'esprit. Malgré leurs talons rouges vernis et leurs sourcils trop épilés. 
I love you, honey bunny. 

Je crois que je vais arrêter avec L. Ca n'a plus aucun sens. Même si je sais que toute la volonté qui me remplit l'estomac avant de le voir s'évanouit après un baiser; parce qu'il est adorable quand il sourit. La prochaine fois, je le largue pour de vrai, parce qu'il n'a rien compris, parce que c'est MORT. J'aurais aimé qu'il soit encore fou amoureux de moi pour pouvoir lui faire regretter infiniment sa connerie, lui faire mal, un peu, comme il le fait. Mais c'est trop tard, petit amour est parti. 

Je n'arrive pas à m'accrocher assez fort à ce qui me reste; il ne me reste pas grand chose, à vrai dire. Je suis si laide, et si grosse, et si superficielle. Et eux, c'est pire, dans leur superficialité étouffante, ils ne voient pas comme ils sont tristes. Je ne veux pas être comme eux. Je voudrais tomber amoureuse d'un très beau garçon aux cheveux longs, et vivre une vraie passion dévorante, surnaturelle, et mourir d'amour; je vais devenir actrice, alors, ce sera plus simple. 
Il faut que je remplisse cette vie si plate. Je devrais devenir muette, ce serait plus excusable, d'être si silencieuse. Je devrais pleurer parfois, en public, pour me faire remarquer, et sortir de la classe en saignant du nez, de la bouche, des yeux et des oreilles plus souvent. Je veux une vie hardcore, sinon je n'en veux pas. QUEL ENNUI, mon Dieu.

Je voudrais construire des tours interminables d'où jeter des sacs entiers de graines de trèfles à quatre feuilles, pour qu'ils poussent en bas, tout autour de moi. Ils grandiront, et tous mes hommes arriveront, ridicules et nus, les cueillir pour me les offrir; mais je leur jetterai des flèches du haut de ma tour, avec mon arc, et mes plumes dans les cheveux; j'aurais la peau caramélisée, les lèvres pulpeuses, les clavicules un peu trop saillantes; je serai magnifique, et ils s'étendront à mes pieds, une flèche au milieu du front.


Il vaudrait peut-être mieux que je mette des jeans trop grand et des pulls noirs ou gris, que je ne me maquille pas, et que je me cache derrière mes livres d'Histoire-Géographie pour manger mes pommes vertes. Mais franchement, si c'est pour ça que je suis là, je préfère partir.
Par Lily
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Dimanche 13 septembre 2009

Des mecs qui me sautent dessus avec leurs câlins gratuits, quatre fois de suite. J’en ai marre, je veux plus passer par là. Je reste près de la petite scène. Je m’assieds toute seule, par terre,au milieu de tous les gens. Je fume, une cigarette. Je m’ennuie. Je mange un carambar à la fraise, parce que je n’ai mangé qu’une pomme aujourd’hui, et un mec plutôt joli, pas encore vingt ans, avec des yeux très clairs vient s’asseoir à côté de moi. Il me dit « Rouan » mais je ne comprends pas. Je continue de suçoter mon carambar et il essaie de me dire son numéro, mais il n’y arrive pas, il l’a oublié. Il cherche très longtemps dans son portable. Il est complètement bourré. Il a l’air désespéré. Arrive un petit garçon aux joues rouges. Il danse bizarrement, une bouteille en plastique à la main, remplie de whisky-coca. Je lui souris, il vient s’asseoir à côté de moi et me demande si son copain me dérange. Pas du tout, je m’ennuyais. Il essaie de parler à Justin mais Justin ne comprend rien, alors Jules rigole. Je vois C. qui passe. Elle est à un mètre de moi, tellement près. Elle va me voir. Non ? Elle est avec une fille que j’ai déjà vue sur les photos. Elle est terriblement jolie, quand même, C. Elle rejoint un groupe de gens, leur dit bonjour, puis elle part avec sa copine. Elle a des converses et un long gilet. Je lui envoie un texto mais elle ne le reçoit pas.

Justin s’éloigne, il fait peur aux filles. Justin disparaît.  Jules devine mon prénom, puis je lui explique que j’attends L. qui a deux heures de retard. Il me dit que les jolies filles ont toujours un copain. On retrouve Justin, et Jules roule un joint. On le fume tous les deux, Justin s’est endormi, assis en tailleur. Il est drôle. J’ai les paupières un peu lourdes et les couleurs sont plus fortes que d’habitude. J’appelle Papa. Puis je dois les quitter, je vais rejoindre L. Il a un joli joint lui aussi. Je passe la soirée avec lui et son meilleur ami. J’attrape la main de son meilleur ami par erreur, c’est un peu embêtant mais tant pis, je suis un peu défoncée.

Mon père vient me chercher. Il veut que je mange et je veux bien, pour une fois. On s’arrête à 1h et demie du matin chez un drôle de Grec qui me fait un Kebab. C’est plutôt bon, je suis morte de faim. Papa parle. Il dit des choses très tristes. Il dit qu’avant la fin du mois il sera au chômage et qu’il pense très sérieusement à divorcer.

Je mange mon Kebab. Je l’écoute et je ne comprends pas très bien. Maman ne sait rien, je ne dois en parler à personne. Il veut que je vienne vivre chez lui mais il n’a même pas encore de chez lui, et puis je veux rester un peu avec maman. Je me demande si c’est vrai. S’il va vraiment divorcer. S’il va vraiment acheter un appartement à Paris et s’il va vraiment demander la garde partagée.

Il me dit que s’il est revenu de Strasbourg, c’était pour moi. Parce qu’il sentait que j’avais besoin de lui.

On rentre à la maison ;  2heures et demie. Je vais dormir.



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Je sais pas où j'en suis. Une crise de temps en temps. Quelques obsessions qui reviennent, parfois. Et puis je ne sais pas si je suis amoureuse de L. ou plutôt de l'amour qu'il me porte. Ou m'a porté. Je n'ai pas faim mais j'ai envie de manger. Et de maigrir encore un peu... Peut-être ?







[ Merci pour vos commentaires à l'article précédent. Sincèrement. ]
Par Lily
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Cendrier

Aujourd'hui est un jour à s'étrangler avec des smarties,
et à y succomber. 

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